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Certains de mes clients ont vingt et quelques années.  Ils m’appellent via leur téléphone intelligent tout en faisant la queue pour leur mochaccino au lait de soja.  Leurs besoins sont invariablement urgents!  Et, quand c’est possible, je leur offre des séances de coaching éclairs de 15 minutes à leur capacité d’attention limitée, si propre à la jeunesse (sourions-en).  Parfois cette série de séances de 15 minutes s’étale sur une semaine, le temps que l’élan soit donné.

Ensuite plus rien pendant des semaines,  puis un message texte urgent avec le mot «Au secours!» accompagné par de nombreux émoticônes colorés.

Pourquoi sont-ils en quête d’un coach? Le plus souvent c’est pour vaincre leur peur de voler vers leurs objectifs, et obtenir une légère poussée (ou pas si légère) pour aller de l’avant quand même.

Nous connaissons tous ce scénario dans la mesure où il se répète à toutes les étapes de la vie, de 20 à 80 ans. Il peut sembler différent à chaque étape mais il en ressort finalement que nous ressentons tous de la peur à l’égard de notre potentiel.  Cette crainte est à rapprocher de: la peur de l’échec, la peur de la réussite, la peur du changement, la peur de perdre, la peur de gagner, la peur de l’inconnu.
 
Ce qu’il y a d’étonnant c’est que nous savons clairement ce que nous voulons créer dans notre vie. Nous avons déjà les réponses à nos questions. Lorsque l’on vous invite à vous projeter dans un possible scénario où le rêve devient réalité, la majorité d’entre nous peut se lancer dans une description détaillée de cet état idéal.  Notre imagination s’enflamme et nous sommes emplis d’énergie, prêts à conquérir le monde!

Puis, inévitablement, je commence à entendre des bruits statiques sur la ligne téléphonique. La voix de mon interlocuteur monte d’une octave. Mon client se met alors à énumérer à toute vitesse toutes les raisons pour lesquelles il ne peut agir et  toutes les façons par lesquelles il … jamais, toujours, rarement, trop souvent… Ce monologue le maintient sur le rebord, les ailes bien repliées.

Si vous dites que vous ne pouvez pas c’est c’est peut-être que vous ne voulez pas.  Si vous vous dites à vous-même que vous êtes trop dispersé(e), trop accommodant(e), trop perfectionniste, trop paresseux ou trop paresseuse pour aller là où vous prétendez vouloir aller, vous n’irez pas. Si vous vous mettez à citer tous les obstacles personnels, financiers, pratiques que vous pouvez imaginez, eh bien! nous connaissons d’avance le résultat.

Malheureusement, à chaque fois que vous évoquez une image  négatifs de vous-même, vous créez par inadvertance la réalité que vous ne voulez pas connaître. Vous ancrez ces éléments dans chaque fibre de votre être et créez votre propre parcours d’obstacles. 

Que dois-je faire avec mes clients pour interrompre doucement (ou moins doucement) le cercle vicieux de la peur? Je pose des questions comme celles qui suivent. Sentez-vous libre de remplacer le mot «VOLER» par n’importe lequel de vos objectifs:

  • Que se passerait-il si vous pouviez voler?
  • Qu’arriverait-il si vous voliez?
  • Que ressent-on quand on vole?
  • Que voyez-vous et qu’entendez-vous quand vous volez?
  • Quelle chose, si vous voliez, serait la plus importante pour vous?

Imaginez-vous dans le domaine du possible, vous lissez vos plumes et vous vous rapprochez du bord.  Une légère poussée et vous voilà parti(e) en reconnaissance.

  • Quelle est votre prochaine étape?
  • Que pouvez-vous commencer demain?

Un appel téléphonique, une recherche, une petite expérience, une conversation. Vous vous aventurez de plus en plus et votre vie commence à changer.

Alors, la prochaine fois que vous êtes comme pétrifié(e) et à deux doigts de prendre votre envol:

  • Réfrénez vos pensées, vos mots négatifs. Dites juste stop!
  • Inspirez profondément
  • Faites un pas en avant
  • Faites-en un autre

Et avant que vous ne le réalisiez, vous prenez votre envol.

Ma jeune cliente m’a appelée de nouveau: «Coach, vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé!» 

~ Dominique